Sur l’ATLAS Green 4S SUV, le contraste entre les deux épaules devrait se traduire par des réponses différentes sous une charge latérale. Les portions de gomme de l’épaule droite offrent moins de possibilités de mouvement indépendant que celles de l’épaule gauche: elles devraient mieux conserver leur forme lorsque l’appui augmente. À gauche, les articulations plus nombreuses entre les portions d’épaulement favorisent une adaptation locale aux petites irrégularités, avec pour contrepartie davantage de mobilité des bords. Cette différence concerne la rigidité locale du dessin, sans attribuer à l’une ou l’autre épaule une position intérieure ou extérieure sur le véhicule.
Les pavés centraux délimités obliquement peuvent légèrement basculer sous l’effort de freinage. La pression de contact tend alors à augmenter sur leur bord d’attaque et à diminuer sur leur bord de sortie. Cette mobilité facilite l’ajustement local du contact, mais peut aussi produire une différence d’usure entre les deux extrémités d’un même pavé lors de freinages répétés. Les incisions de densité moyenne ajoutent de la souplesse à ces éléments sans multiplier autant les petites portions mobiles qu’une lamellisation très serrée: le dessin conserve ainsi un compromis entre adaptation locale et maintien de la forme des pavés.
L’obliquité des limites des pavés intermédiaires influe également sur leur entrée dans l’empreinte. Une arête inclinée prend contact progressivement le long de sa longueur, au lieu de solliciter simultanément tous ses points. Cela peut atténuer le caractère brusque de chaque impact de pavé. À l’inverse, la succession régulière des entailles transversales de l’épaule droite peut créer une excitation périodique au roulage. Ces deux effets peuvent coexister; ils ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à un faible niveau sonore.