Le CT7000 ne possède pas de chemin de gomme continu dans l’axe: la charge verticale centrale est reprise par plusieurs petits éléments séparés. Cette architecture réduit la rigidité torsionnelle de la couronne par rapport à une sculpture dotée d’une côte médiane pleine. Sous une sollicitation de direction ou de freinage sur sol sec, les pavés centraux peuvent donc prendre un léger angle avant de transmettre entièrement l’effort, ce qui privilégie une réponse progressive plutôt qu’une sensation très incisive.
L’alternance des petits pavés décale les instants auxquels leurs bords entrent dans l’empreinte. Ce déphasage limite la répétition d’un choc unique à chaque pas de sculpture et répartit davantage les excitations vibratoires. Les encoches ondulées des épaules participent au même fractionnement acoustique, même si la forte segmentation du centre conserve de nombreuses impulsions susceptibles de produire un grondement sur un revêtement granuleux.
La sculpture présente une hiérarchie nette de rigidité. Les éléments centraux courts sont les plus mobiles, les blocs intermédiaires disposent d’une section plus importante et les épaules offrent les plus grandes surfaces de gomme. Lorsque la charge se déplace latéralement, cette progression évite un passage brutal d’une zone très souple à une zone totalement rigide. En contrepartie, les entailles ondulées traversant les blocs d’épaule constituent des lignes de flexion: elles atténuent leur caractère massif et peuvent retarder légèrement la mise en appui lors d’un changement de direction rapide.
Les rainures en zigzag bordant les blocs intermédiaires font varier continuellement la largeur et l’orientation des ponts de gomme. Les blocs ne présentent donc pas une rigidité identique du bord d’attaque au bord de fuite. Cette variation peut rendre la transmission des efforts plus graduelle, mais elle concentre aussi les déformations aux angles rentrants. Sur un essieu fortement sollicité en couple, ces angles sont les points les plus exposés à un arrondissement précoce des arêtes.
La densité moyenne de lamelles constitue un compromis structurel: les blocs intermédiaires restent moins divisés qu’avec une lamellisation hivernale dense, tout en conservant plusieurs lignes locales de flexion. Leur section porteuse demeure ainsi assez importante, mais chaque incision ajoute un mouvement interne et une petite perte hystérétique. Associée au grand nombre de pavés centraux, cette mobilité peut accroître l’échauffement de la couronne pendant un roulage prolongé sous charge.
Enfin, la symétrie gauche-droite répartit de façon comparable les volumes de gomme et les lignes de flexion de part et d’autre de l’axe. Le comportement attendu reste donc homogène entre les virages à gauche et à droite. Cette régularité latérale ne compense toutefois pas l’absence de liaison centrale continue, qui limite le guidage rectiligne et la précision immédiate par rapport à un dessin plus nervuré.