Le dessin associe cinq bandes porteuses étroites séparées par quatre sillons circonférentiels. Cette répartition conserve des réserves de vide à plusieurs positions latérales, mais elle réduit les liaisons transversales de gomme et donc la rigidité géométrique disponible sur chaussée sèche.
Sous la pluie, les quatre sillons jouent le rôle de collecteurs parallèles. Les entailles obliques des rangées intermédiaires et les ouvertures d’épaule leur donnent des débouchés latéraux: l’eau peut quitter l’empreinte sans dépendre d’un unique canal central. Cette architecture limite la formation d’un coin d’eau à vitesse soutenue. En neige très humide, les mêmes sorties latérales réduisent la rétention de bouillie dans les rangées extérieures.
La zone centrale segmentée n’offre pas la continuité mécanique d’une nervure pleine. Lors d’une sollicitation rapide du volant sur asphalte sec, les jonctions entre éléments centraux peuvent introduire une montée en effort moins immédiate. Les pavés petits à moyens ajoutent de nombreux bords mobiles: sur route sèche et douce, leur microcisaillement peut accroître l’échauffement et arrondir progressivement leurs arêtes.
Les épaules conservent des blocs relativement massifs, ce qui évite un bord entièrement ajouré, mais leurs entailles obliques créent plusieurs arêtes d’attaque. Sous des appuis répétés sur chaussée sèche, ces arêtes supportent des efforts alternés susceptibles de produire une usure plus marquée de leur bord amont. Leur ouverture vers l’extérieur facilite en revanche l’expulsion de l’eau et de la neige fondue lorsque la zone d’épaule est chargée.
Enfin, la combinaison de sillons quasi continus, de nombreuses cavités secondaires et de blocs serrés multiplie les ouvertures qui compriment puis relâchent l’air au passage dans l’empreinte. Elle peut ainsi générer davantage de bruit de pompage qu’une bande à nervures pleines, avec une sensibilité probable au revêtement et à la vitesse.