Le TT770 privilégie une empreinte très découpée plutôt qu’une assise de gomme largement continue. Cette architecture ne joue pas seulement sur le nombre d’arêtes: elle réduit aussi la rigidité propre de chaque élément. Sous la charge verticale, les pavés peuvent s’incliner légèrement et épouser de petites irrégularités, mais ils offrent en contrepartie un support moins ferme qu’une bande peu fractionnée. Sur chaussée sèche, cela peut se traduire par une direction plus progressive que tranchante et par un léger délai entre la sollicitation du volant et la stabilisation de l’appui.
Au voisinage de l’axe, les extrémités en pointe issues de la rencontre des motifs présentent des surfaces porteuses plus étroites que le corps des pavés. La pression n’est donc pas parfaitement uniforme à l’intérieur de chaque unité: les pointes et les angles peuvent être davantage sollicités lors de leur passage dans l’empreinte. Cette particularité favorise l’adaptation aux petites aspérités, mais expose ces extrémités à un arrondissement plus rapide lorsque le pneu travaille longtemps sur un revêtement abrasif.
Les découpes inclinées traversent les chemins de charge selon plusieurs angles. La souplesse n’est ainsi pas concentrée le long d’une unique ligne droite, ce qui limite la formation d’une charnière circonférentielle dominante dans la bande de roulement. La contrepartie est un taux de gomme porteuse réduit et une multiplication des interfaces susceptibles de bouger sous les efforts de freinage, d’accélération et de virage.
La forte densité d’incisions augmente encore cette mobilité interne. Lorsqu’un pavé entre dans l’empreinte, ses segments se cisaillent légèrement, puis reprennent leur forme à la sortie. Cette succession de flexions rend la réponse moins brutale à la limite, mais produit de l’hystérésis: sur parcours rapide et sec, elle peut accroître l’échauffement de la sculpture et les pertes d’énergie par rapport à un dessin constitué de blocs plus pleins.
Le bord d’attaque des éléments courbes n’entre pas en contact d’un seul coup. L’impact se propage le long du pavé, ce qui peut atténuer les chocs secs ressentis dans l’habitacle. La répétition régulière de formes voisines conserve néanmoins une cadence acoustique identifiable; selon le revêtement et la vitesse, un bourdonnement périodique peut apparaître plutôt qu’un bruit entièrement diffus.
Dans les appuis latéraux, les unités périphériques disposent de moins de liaison continue pour résister à la torsion. Elles peuvent donc se coucher progressivement, donnant une transition d’appui prévisible, mais avec une précision moindre lors des changements de cap rapides. Leur combinaison de stries fines et de limites obliques multiplie aussi les bords d’entrée et de sortie: si ces blocs sont fortement sollicités en virage, les arêtes arrière peuvent s’user plus vite que leur partie avant.