Le rapport plein/creux du MTK2 est particulièrement faible: dans l’empreinte, la charge repose sur un nombre limité d’îlots de gomme de grande section. La pression moyenne sous chaque pavé est donc élevée, tandis que la surface de contact réellement disponible sur un sol rigide reste réduite. Cette concentration de charge facilite l’enfoncement des pavés dans un support déformable, mais pénalise la continuité du contact sur une chaussée compacte.
La grande section des blocs et le faible nombre de fentes fines leur laissent un noyau de gomme relativement rigide. Sous une charge verticale, ce noyau résiste mieux à l’écrasement qu’un pavé finement découpé. En revanche, les faces de contact s’adaptent moins précisément aux petites aspérités: la sculpture exploite davantage la pression locale de ses pavés que leur capacité à épouser la microtexture du sol.
L’absence de liaison circonférentielle continue rend la rigidité longitudinale discontinue. Chaque bloc central prend puis relâche séparément une partie de la charge au passage dans l’empreinte. Sur revêtement ferme, cette succession favorise un léger retard entre la sollicitation au volant et la stabilisation du pneumatique. Les pavés hauts et isolés peuvent également se courber à leur base, restituer leur énergie en sortie d’empreinte et produire davantage d’échauffement qu’une bande centrale continue.
Les intervalles obliques et transversaux offrent une forte capacité volumique pour déplacer l’eau libre. Leur efficacité hydraulique ne compense cependant pas entièrement la faible densité d’arêtes fines: une fois la plus grande quantité d’eau chassée, les larges faces des blocs disposent de peu de fentes pour rompre le film résiduel. Le comportement mouillé sur revêtement lisse dépend ainsi fortement de la surface réduite des pavés effectivement en contact.
Le rythme irrégulier créé par les blocs polygonaux décalés évite que tous les impacts se produisent à une fréquence unique. Cela peut atténuer un sifflement tonal très marqué, sans rendre le profil silencieux: les grandes cavités compriment et détendent un volume d’air important, tandis que les blocs espacés frappent successivement la chaussée. Le bruit attendu est donc plutôt large en fréquence, avec des pulsations sensibles à basse vitesse et un grondement croissant avec l’allure.
Aux épaules, l’indépendance des gros pavés permet à chacun de basculer légèrement lorsqu’il rencontre une bosse ou une arête. Cette mobilité limite la transmission instantanée de certains chocs, mais elle réduit la progressivité de l’appui latéral sur chaussée. Sous une sollicitation répétée, les bords d’attaque et de fuite supportent des écarts de pression importants; leur arrondi peut alors apparaître avant l’usure complète du centre des pavés.