La sculpture visible s’organise autour de quatre rainures circonférentielles principales qui divisent l’empreinte en cinq bandes longitudinales. Les deux bandes centrales sont quasi continues, mais leurs courtes entailles obliques et le tracé sinueux de la séparation médiane empêchent le dessin de se comporter comme un ensemble de côtes parfaitement rectilignes. Dans la vue considérée, la répartition des formes paraît sensiblement symétrique autour de l’axe.
Le taux d’entaillement reste faible: les éléments centraux conservent de longues sections de gomme ininterrompues et les épaules prennent la forme de bandes semi-continues découpées à intervalles réguliers. Cette organisation donne à la sculpture un rapport plein-vide élevé entre les quatre sillons. Elle limite le nombre de petites arêtes mobiles et privilégie des éléments géométriquement peu fragmentés. En contrepartie, les quatre rainures retranchent une part notable de gomme dans l’empreinte statique et concentrent les transitions de pression le long de leurs lèvres.
Les courtes incisions inclinées des rangées intermédiaires sont trop espacées pour transformer celles-ci en petits pavés indépendants. Elles créent plutôt des zones ponctuelles de flexion et des arêtes obliques dont les extrémités peuvent subir des contraintes locales. Cette configuration devrait produire moins de mouvement interne qu’une sculpture densément découpée, avec une génération de chaleur et une abrasion contenues à allure régulière. Sur un revêtement froid ou très granuleux, elle offre toutefois moins de microconformabilité qu’un dessin comportant davantage de fines découpes.
La rainure médiane sinueuse constitue l’irrégularité la plus marquée du dessin. Ses changements progressifs d’orientation modifient la succession des impacts entre la chaussée et les bords des deux bandes centrales. Cette géométrie peut étaler une partie des excitations acoustiques au lieu de les concentrer sur une seule fréquence. Elle crée néanmoins des portions alternativement plus étroites dans les bandes adjacentes, où l’arrondi des arêtes peut apparaître plus rapidement sous des sollicitations répétées.
Les encoches d’épaule sont relativement larges et reviennent selon un pas régulier. Leur périodicité peut engendrer un battement acoustique identifiable sur les revêtements lisses, tandis que les grands éléments compris entre deux encoches limitent les vibrations dues au frémissement de petits pavés. Le résultat attendu est donc davantage un bruit rythmé par le pas des blocs qu’un bruissement diffus produit par une multitude de lamelles.