Le centre privilégie la multiplication des arêtes plutôt qu’une large assise monolithique. Les éléments centraux étroits offrent ainsi de nombreux points d’accrochage potentiels, mais leur faible section les rend plus mobiles sous charge que ne le serait une bande centrale pleine. Cette mobilité favorise l’adaptation aux irrégularités hivernales, au prix d’une réponse moins nette sur asphalte sec.
Le réseau formé par les quatre canaux sinueux et leurs ramifications obliques constitue un volume de dégagement interconnecté. En roulant, les branches inclinées recueillent l’eau et la neige fondue sous les chevrons, puis les dirigent vers les canaux principaux. Les changements de direction et les jonctions multiples peuvent toutefois freiner le débit lorsque la hauteur d’eau devient importante, davantage que des canaux parfaitement rectilignes de section comparable.
La forte densité d’entailles fines augmente considérablement le nombre de micro-arêtes susceptibles de travailler sur neige tassée. Leur ouverture et leur fermeture dans l’empreinte créent un effet d’essuyage local, mais sollicitent aussi chaque pavé en flexion répétée. Il peut en résulter davantage d’échauffement, une résistance au roulement accrue et un léger flottement des blocs sur chaussée sèche.
Les pavés d’épaule, plus larges que ceux du centre, conservent une surface porteuse importante lors des appuis latéraux. Leurs découpes obliques évitent cependant qu’ils se comportent comme des masses entièrement rigides et ajoutent des arêtes utiles en conditions hivernales. Cette combinaison concentre les contraintes autour des extrémités d’entailles: une conduite fréquemment énergique peut arrondir plus vite les arêtes d’attaque et de fuite de ces pavés.
Enfin, l’alternance de rangées inclinées répartit l’entrée en contact des arêtes dans le temps plutôt que de faire frapper une barre transversale entière simultanément. Cela peut limiter les chocs périodiques francs, sans supprimer le grondement lié au grand nombre de pavés et de cavités.