L’architecture du Vanpro B2 privilégie une forte séparation longitudinale de la gomme. Avec quatre canaux principaux encadrant des files centrales étroites, la largeur pleine disponible pour chaque rangée reste limitée: la pression de contact se répartit entre plusieurs bandes minces plutôt que dans une large zone monobloc. Cette géométrie rend la sculpture plus sensible aux différences d’enfoncement entre deux rangées voisines, notamment lorsque la chaussée comporte des raccords, des rails ou des ornières parallèles au déplacement.
La multiplication des lamelles courtes augmente aussi le nombre d’extrémités de découpe dans les pavés centraux. Chacune constitue une concentration locale de contraintes dans la gomme. À mesure que les arêtes s’arrondissent, ces points peuvent devenir des amorces d’écaillage superficiel si le pneu subit fréquemment des efforts tangentiels élevés. Le faible espacement entre les découpes réduit par ailleurs la section de gomme qui relie les deux côtés de certains pavés, ce qui favorise les pertes hystérétiques et l’échauffement de la bande lors des séquences prolongées.
Le pas visuellement régulier des pavés et des encoches d’épaule peut produire des impacts répétitifs à une fréquence bien marquée. Une telle organisation est moins favorable à la dispersion acoustique qu’une succession fortement variable de longueurs de blocs. Le niveau déclaré de 72 dB est cohérent avec une sculpture dont la répétition longitudinale reste perceptible, sans toutefois permettre d’attribuer tout le bruit au seul dessin.
Les épaules arrondies apportent une transition progressive de la pression vers les bords de l’empreinte. Leur contour limite une coupure brutale entre la zone travaillante et le flanc, mais la répétition régulière de leurs encoches crée une succession fixe de bords d’attaque et de fuite. Sous des cycles répétés de traction et de décélération, cette succession peut installer une usure en talon-pointe propre aux rangées périphériques, puis renforcer le bourdonnement au fil du kilométrage.
Enfin, la stricte symétrie constitue un avantage d’entretien: en l’absence de contrainte directionnelle liée au dessin, elle autorise des permutations plus variées entre les positions du véhicule. Cette liberté aide à redistribuer une différence d’abrasion apparue entre les deux épaules, même si elle ne corrige pas la cause mécanique de cette différence.