Le fractionnement du KH17 en files longitudinales étroites donne à chaque rangée une certaine liberté de déformation. Cette architecture favorise l’adaptation locale de l’empreinte aux petites irrégularités, mais elle offre moins de liaison transversale qu’une bande centrale pleine.
Les éléments médians courts et rapprochés présentent un bras de levier limité dans le sens longitudinal. Ils devraient donc peu basculer lors d’un freinage sur chaussée sèche. En revanche, leurs nombreuses séparations autorisent des micromouvements répétés, susceptibles d’accroître l’hystérésis et l’échauffement lorsque le rythme de conduite devient soutenu.
La densité moyenne d’entailles constitue un compromis estival: elle multiplie modérément les arêtes sans transformer chaque pavé en fragments très souples. La gomme conserve ainsi davantage de soutien qu’avec une forte lamellisation hivernale, au prix d’une capacité d’accrochage plus limitée sur neige compacte.
Aux épaules, la proportion importante de gomme soutient les charges latérales sur revêtement sec. La cadence très régulière des séparations peut toutefois favoriser une différence d’usure entre l’arête d’attaque et l’arête de fuite des blocs lorsque les efforts de freinage ou de traction se répètent fréquemment.
Enfin, les limites légèrement sinueuses des rangées créent un emboîtement transversal plus marqué que des séparations parfaitement droites. Sous effort latéral, cette géométrie freine le glissement relatif des pavés voisins. Ses changements de courbure concentrent néanmoins davantage les contraintes sur certains angles, qui peuvent s’arrondir progressivement avec l’usure.