Le SOLUS KH18 associe un rapport plein/creux assez élevé à une forte densité de découpes. Cette combinaison crée deux niveaux de rigidité: les rangées compactes de pavés et les épaules semi-continues constituent une ossature porteuse, tandis que les incisions assouplissent localement la surface de gomme. Le volume de matière demeure important pour un profil aussi découpé, ce qui laisse une réserve intéressante face à l’abrasion, mais les nombreuses lèvres fines restent exposées à l’arrondissement sous les efforts répétés de freinage et d’accélération.
Les quatre rainures circonférentielles divisent la bande en cinq parties relativement étroites. Cette partition limite la transmission directe d’une déformation d’une rangée à l’autre, mais elle réduit aussi la continuité transversale de l’ensemble. Sous forte sollicitation latérale, les parois des rainures et les extrémités des incisions deviennent donc des zones privilégiées de flexion.
La nervure centrale est étroite et presque continue, mais ses fines coupures transversales empêchent son comportement d’être celui d’une côte massive. Elle conserve une certaine cohésion longitudinale tout en acceptant de petites déformations locales. En contrepartie, cette architecture peut multiplier les pertes par hystérésis et accélérer le polissage des arêtes centrales lors d’un usage urbain riche en phases de traction et de freinage.
Les épaules présentent davantage de matière continue que les rangées intermédiaires. Elles disposent ainsi d’une réserve d’usure appréciable, mais leurs encoches régulièrement répétées constituent autant de lignes où les bords peuvent progressivement s’arrondir. La symétrie du dessin facilite cependant l’alternance des positions lors des permutations, ce qui peut aider à compenser une différence d’usure apparue entre les côtés du véhicule.