Sur le plan structurel, le KH35 oppose une partie médiane transversalement peu liée à des zones latérales géométriquement plus porteuses. Cette gradation tend à produire une réponse de direction d’abord souple, puis plus ferme lorsque la charge se déplace vers l’extérieur du pneu. En contrepartie, les longues interfaces parallèles entre les rangées peuvent rendre le guidage plus sensible aux raccords et aux ornières orientés dans le sens de la route.
Le décalage des jonctions entre les pavés médians empêche la formation d’une charnière transversale commune reliant plusieurs rangées. L’empreinte conserve ainsi davantage de cohésion qu’avec des coupures parfaitement alignées. En roulage, ce déphasage répartit dans le temps les impacts produits par l’entrée des pavés dans la zone de contact. La répétition régulière de formes rectangulaires peut néanmoins conserver une composante sonore marquée à certaines vitesses.
Les entailles obliques des blocs latéraux imposent à chaque élément un bord d’attaque et un bord de fuite nettement différenciés. En virage, les blocs entrent donc progressivement en charge au lieu de solliciter simultanément une ligne transversale entière. Sous des freinages ou des accélérations répétés, cette géométrie peut toutefois faire travailler les deux bords de manière inégale et favoriser une usure en talon-pointe des épaules.
Le dessin privilégie ainsi une prise d’appui progressive et un comportement longitudinal bien guidé plutôt qu’une réponse très compacte de type semi-slick. Ses principales contreparties probables sont une certaine souplesse autour du point milieu, une sensibilité au rainurage de la chaussée et une usure des blocs latéraux à surveiller lorsque les efforts longitudinaux sont fréquents.